Eviter les logiciels pirates dans les entreprises : une bonne gestion des actifs, mais pas seulement


Le BSA (Business Software Alliance) bras armés des éditeurs de logiciels propriétaires vient de publier quelques chiffres sur les amendes infligées aux entreprises qui utilisaient des logiciels pirates. Pour éviter ce désagrément, des solutions existent, comme la mise en place d’une gestion des actifs informatiques, mais aussi l’utilisation de logiciels libres ou open source qui évitent d’avoir à se soucier du nombre de licences déployées.

Explosion de la fraude en 2011

1,2 million d’euros, c’est le coût de la mise en conformité pour les entreprises poursuivies par le BSA. Le nombre des poursuites engagées aurait bondi en 2011 de près de 178%. Une augmentation qui peut susciter pas mal d’hypothèses parmi lesquelles :

  • La crise est passée par là et les entreprises ont parfois été tentées d’oublier de gérer avec rigueur l’installation de logiciels sur leurs postes;
  • Le BSA a mis les bouchées doubles pour marquer les esprits;
  • Les entreprises ne savent pas gérer leurs licences logiciels dont les règles de gestion sont parfois complexifiées à souhait par les éditeurs.

Je vous laisse en suggérer d’autres en commentaires.

Gérer les actifs informatiques

C’est la recommandation faite par la BSA, qui incite les entreprises à se doter d’outils de « Software Asset Management » (ou SAM, qui implique un inventaire des logiciels utilisés, un inventaire des licences acquises et enfin une définition des règles et des procédures).

On utilise aussi le terme de gestion d’actifs informatiques. Il s’agit principalement pour les aspects logiciels de :

  • Maîtriser les coûts des licences en ayant une vision globale du parc logiciel;
  • Optimiser le déploiement des licences utiles et pertinentes à la réalisation des tâches de chaque employé;
  • Réduire les risques de non conformité.

Une démarche qui va au-delà des logiciels et qui s’applique aussi à tous les équipements informatiques, qu’il s’agisse des postes de travail, des serveurs, des terminaux mobiles, etc.

Les logiciels libres et open source

Ces derniers de par leurs licences, offrent une solution du moment qu’ils répondent aux besoins des utilisateurs pour se dégager des problématiques de gestion des licences. En effet, leur utilisation est libre et n’est pas soumise au paiement d’un coût de licence. Ainsi, pas de problématique de clés pour les logiciels ou de blocages à craindre.

Cependant, tout comme leurs homologues propriétaires, il vous est possible de souscrire un contrat de support, qui pourra lui-même être facturé en fonction d’un nombre d’utilisateurs. On retombe alors dans la nécessité de devoir gérer son parc de logiciels.

Gestion du parc informatique, un incontournable

On le voit, dans tous les cas, une entreprise a tout intérêt à se doter d’un outil de gestion de parc informatique. Ces outils, souvent couplés à des systèmes de gestion de tickets pour des services de support, permettent de répondre à toute une série de questions que peut se poser un responsable informatique, mais aussi le responsable financier ou encore le dirigeant d’une entreprise.

Dans les démarches de type ITIL, qui aborde des sujets comme :

  • l’organisation d’un système d’informations;
  • l’amélioration de l’efficacité du système d’informations;
  • la réduction des risques;
  • l’augmentation de la qualité des services informatiques;

Cet outil est un élément clé. Vous avez désormais entre les mains quelques pistes pour vous éviter de connaître les foudres du BSA et de ses contrôleurs.

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